Checklist

Checklist : 10 points à vérifier avant de publier un PDF

Checklist Par Mathieu Perotin, Fondateur de ConformPDF

Vous avez un PDF à publier et cinq minutes devant vous. Pas le temps de relire une norme. Voici les dix vérifications qui séparent un document lisible par tous d'un document qu'on va vous renvoyer. Pour chacune, on vous dit si une machine peut s'en charger ou si c'est à vous de regarder.

Comment lire cette checklist

Chaque point tient en une question à laquelle on répond par oui ou non. Six se vérifient par logiciel en quelques secondes : ce sont les points « machine ». Quatre demandent un jugement : ce sont les points « humain ». Un PDF qui échoue sur un point machine est bloquant. Un PDF qui hésite sur un point humain mérite votre attention avant d'être diffusé. Les deux familles comptent autant : réussir tous les tests automatiques ne suffit pas.

Les 10 points à vérifier

1. Le PDF contient du vrai texte, pas une image

Machine. Essayez de sélectionner une phrase avec la souris. Si rien ne se sélectionne, votre document est un scan : il n'a ni texte ni structure exploitables et reste inaccessible tant qu'il n'a pas été océrisé. C'est le premier filtre, il évite tous les autres tests inutiles.

2. Le titre du document est renseigné

Machine. Pas le titre imprimé en haut de la première page : la métadonnée « Titre » du fichier, celle qu'un lecteur d'écran annonce à l'ouverture. Un PDF sans titre s'annonce par son nom de fichier, souvent « rapport_final_v3.pdf ».

3. La langue est déclarée

Machine. Sans langue déclarée, la synthèse vocale lit du français avec une prononciation anglaise, ou l'inverse. Une seule métadonnée, un effet immédiat sur la compréhension.

4. Un arbre de balisage existe

Machine. C'est la structure invisible qui dit à la machine « ceci est un titre, ceci est une liste, ceci est un tableau ». Sans elle, le lecteur d'écran reçoit une suite de caractères sans ordre ni hiérarchie. Sa présence se teste en un instant. Sa qualité, c'est la suite de la liste.

5. Les titres sont hiérarchisés et reflètent le plan

Humain. La machine vérifie qu'il n'y a pas de saut de niveau (un H1 puis un H3). Elle ne sait pas si vos H2 sont vraiment les grandes parties du document ou du texte mis en gras pour faire joli. Ouvrez le panneau des balises et comparez au sommaire que vous avez en tête.

6. L'ordre de lecture suit le sens

Humain. Une mise en page à deux colonnes, un encadré, une légende : la machine ne sait pas dans quel ordre on doit les lire. Vous, si. Le test le plus fiable reste d'écouter le document avec un lecteur d'écran, ne serait-ce qu'une page.

7. Chaque image utile a une alternative qui a du sens

Humain. La machine détecte une image sans alternative. Elle ne détecte pas une alternative fausse (« image1.png », « graphique ») sur une image qui porte l'information. Règle simple : si l'image disparaissait, le texte alternatif suffirait-il à comprendre ? Les images purement décoratives, elles, doivent être marquées comme artefacts pour être ignorées.

8. Les tableaux ont des en-têtes

Machine, puis humain. Un tableau sans cellules d'en-tête restitue des nombres orphelins. La présence des en-têtes se vérifie automatiquement. Leur association correcte aux bonnes lignes et colonnes, sur un tableau à double entrée, se vérifie à l'oreille.

9. Les liens ont un intitulé explicite

Machine. « Cliquez ici » et « en savoir plus », lus hors contexte dans une liste de liens, ne disent rien. Un intitulé doit annoncer sa destination : « Télécharger le formulaire de demande ». Une URL brute ne compte pas comme un intitulé.

10. Les contrastes suffisent et la couleur ne porte pas seule l'information

Machine. Texte gris clair sur fond blanc, mentions « en rouge » sans autre repère : ces défauts relèvent du RGAA autant que le balisage. Le contraste se mesure. Vérifiez aussi qu'une information donnée par la couleur l'est aussi par un mot ou un symbole.

Les points machine prennent quelques secondes. Les autres, cinq minutes de votre attention. Et c'est dans ces cinq minutes que se joue la différence entre « ça a des balises » et « c'est lisible ».

Et si un point échoue ?

Un échec sur un point machine (texte, titre, langue, balisage, liens, contrastes) est bloquant : le document ne doit pas partir tel quel. Un doute sur un point humain (hiérarchie, ordre de lecture, alternatives, tableaux complexes) demande une décision : corriger, ou publier avec une version alternative accessible. Dans les deux cas, la correction se fait à la source (Word, InDesign) quand c'est possible, plutôt que dans le PDF final.

Ce que ConformPDF fait de cette liste

ConformPDF passe automatiquement les six points machine, et bien d'autres, en confrontant votre document au RGAA, à l'EN 301 549 et au PDF/UA. Pour les quatre points humains, il ne décide pas à votre place : il vous indique précisément où regarder (cette image, ce tableau, cette page) au lieu de vous laisser relire cent pages. La décision vous appartient. Le temps de recherche, lui, disparaît. Pour la démarche complète, voyez notre méthode d'audit en quatre étapes.

Questions fréquentes

Cette checklist suffit-elle pour être conforme au RGAA ?

Non. Elle couvre les défauts les plus fréquents et les plus bloquants, pas les 106 critères du référentiel ni les 136 conditions d'échec de PDF/UA. C'est un filtre avant publication, pas un audit complet.

Dans quel ordre traiter les points ?

Dans l'ordre de la liste. Le point 1 conditionne tous les autres : un scan sans texte n'a pas besoin d'aller plus loin. Ensuite les points machine, expédiés en quelques secondes. Les points humains en dernier, parce que ce sont les seuls à demander vraiment du temps.

Faut-il corriger dans le PDF ou dans le document source ?

À la source, chaque fois que c'est possible. Un PDF corrigé à la main repart de zéro à la prochaine version du Word ou de l'InDesign. Un document source bien structuré produit des PDF accessibles à chaque export.

Sources et références

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